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Ce que veulent les Hommes, ou comment devenir une meilleure danseuse pour ces messieurs

Chers Lecteurs,

Il y a déjà quelque temps de cela Thomas a publié l’artcile Ce que veulent les femmes, ou comment devenir un meilleur danseur pour ces demoiselles.

 A mon tour j’ai collecté quelques avis de danseurs, pour apporter une réponse aux filles. Tout d’abord je tiens à dire aux messieurs qui n’ont pas encore apporté leur contribution à cet article qu’il n’est pas trop tard, vos commentaires peuvent être  rajoutés sans problème.

 Avant de vous souhaiter une bonne lecture je tiens également à remercier les danseurs qui ont pris le temps de me répondre de façon soignée et constructive.

Claire. claire@littlebigsalsa.com

Bonne lecture!

 

Mr Puente :

La légèreté : Je pense qu’il s’agit de mon critère numéro 1 quand je danse en ligne. Je trouve personnellement très désagréable de danser avec une danseuse trop rigide. Plus la danseuse est rigide, plus je dois guider fort et plus elle se raidie… et on rentre dans une spirale infernale… Par contre quand on arrive a inverser la tendance, et que c’est la légèreté qui prime, on a l’impression d’être sur un petit nuage, et là on rentre dans une spirale totalement différente. Quand je sens que la danseuse est légère, j’aime pousser le vice et guider de plus en plus doux et subtile pour voir jusqu’où elle arrivera à comprendre mon guidage. Vu que je n’ai pas un grand bagage de figure, il faut bien s’amuser comme on peut… Souvent un excès de lady styling de la part des filles provoque une certaine raideur des bras des danseuses, ce qui est dommage. Le challenge est à mon sens de réussir à placer du ladystyling tout en restant légère. Je préfère 3000 fois plus une danseuse moins « spectaculaire » vue de l’extérieure, mais super-douce au guidage.

La complicité : Difficile à expliquer comme phénomène… on pourrait aussi parler de feeling. C est un tout, c’est sentir que les 2 danseurs sont connectés et que les 2 vivent la musique de la même façon. Un petit regard et sourire de temps à autre pendant la danse améliore également la complicité. Certaines danseuse on malheureusement la fâcheuse habitude d’abuser du regard, et qui deviens vite gênant pour le danseur qui a l’impression de se faire « manger » du regard, et à mon sense ça tue la complicité.

L’interprétation musicale : assez proche du point précédent. Je suis personnellement très sensible aux variations dans la musique, et j’aime jouer avec dans la danse. Je dirais même plus, c’est la danse qui est sensée nous « chuchoter » ce qu’on devrait faire les danseurs. J’aime quand ma partenaire est sensible à ce facteur.

Non-rébellion : Assez proche de la notion de légèreté. C’est bien fâcheux quand les danseuses décident d’avoir un zizi et de guider à tout va. C’est malheureusement comme ça (pour les danseuses), c’est l’homme qui guide, sinon c’est vite le chaos.

Voilà c’est mon humble avis de danseur de ligne amateur. Bien évidemment lorsqu’on combine le tout, on frôle la danse parfaite…

Mr Perez

Les plus :On en dit jamais NON .Un sourire. Un regard. Un partage. Une écoute.  Du jeu.  De la sensualité sans le coté too much. De la spontanéité pour un peu de challenge. Un échange  

 Les moins : De l’ignorance.  De la nochalence.  L’individualité. Le sourire crispé et forcé 

J’adore quand il un échange et un partage dans la danse, une connexion qui entraine des délires, la technique et une envie d’oublier qu’il y a du monde autour.

Une danse reste un instant ou une danseuse partage votre univers ou propose son univers ou des fois vous impose son univers. On a doit trouver ce juste milieu qui tend a montrer que nous sommes les chefs d’orchestres sans montrer que ce terrain de jeu est une dictature.

Ce jeu qui ce déroule sur le dancefloor démarre avant tout les regards, les retours d’expérience des amis  et bien sur le feeling. C’est un jeu composé de beaucoup de paramètres la musique, niveau de fatigue, niveau de danse, connexion avec sa partenaires et j’en passe. On recherche tellement la performance et la quête de faire plaisir que l’on oublie de se faire plaisir.

Je déteste la danseuse qui te regarde des pieds à la tête avant de te dire Oui ou encore celle qui te dit non et 1mn après va danser.

Je suis radicale une danseuse qui me dit un non qui est pas justifier je ne vais pas l’inviter (une question de fierté, je sais c’est con mais bon)

Le plus dure est de trouver ce juste milieu pour faire et donner plaisir à  sa partenaire comme lorsqu’ on fait l’amour .

Mr. Tico

C’est avec beaucoup d’attention que j’ai lu les différents messages qu’ont bien voulu transmettre nos salseras. Tout d’abord je crois qu’il est bon de les remercier d’avoir partagé publiquement leurs commentaires.

En tant que danseur, je rejoins beaucoup de points soulevés par Mlles Puente, Palmieri, Guerra, Cruz (Pénélope ? J), Acosta et Feliciano. Pour devenir un meilleur danseur pour ces demoiselles, nous devons faire attention à trois choses selon moi : travail, communication et humilité.

Le travail c’est la base de tout. Il n’y a que dans le dictionnaire où le succès passe avant le travail. Nous devons travailler nos pasitos, notre guidage, penser à plein de choses lorsque nous dansons et il me semble que nos salseras l’oublient quelques fois. Quand je parle de travail, j’aimerais y inclure aussi les profs qui nous enseignent la salsa. Malheureusement je dois constater qu’il y a des différences de niveau énormes entre les différentes écoles existantes sur l’arc lémanique. D’où l’importance pour moi de bien choisir son école lorsque l’on commence la salsa. J’en parle par expérience. J’ai commencé la salsa dans l’école X et c’est lors d’un congrès que j’ai réalisé que cette école ne m’avait pas appris les bonnes bases de la salsa…

La salsa ce n’est pas seulement une question de travail technique. C’est aussi un exercice de travail visuel. Que cela soit en soirées, en congrès ou même pendant des cours, il est important de regarder ce ce qui est fait et comment c’est fait par les très bons danseurs et/ou les profs.

Le deuxième point auquel un danseur doit être attentif est la communication. Je crois que, nous danseurs, devons communiquer avec notre danseuse. Par la parole, le regard, le langage non verbal. Ceci avant, pendant et après la danse. Cela vaut la peine de le faire car j’ai remarqué que j’apprenais beaucoup en regardant ma danseuse et également en écoutant ses remarques et commentaires. Je reconnais que cela n’a pas été facile au début mais il est bon de mettre de côté son ego et prendre positivement ce que la danseuse te communique. Bien évidemment la manière dont elle communique est importante. A titre personnel, je dois dire que j’ai eu, et que j’ai encore, de la chance de danser avec des filles très sympas et qui te font des remarques constructives.

Le danseur dot pouvoir noter s’il a à faire avec une danseuse débutante ou confirmée. Soit parce qu’il la connaît déjà personnellement, soit parce qu’il l’a déjà vue à des soirées, soit par le langage corporel montré par la danseuse. Généralement, lorsqu’il s’agit d’une danseuse débutante, le bon danseur remarquera qu’elle est un peu tendue, les bras pas relâchés… A nous de mettre en confiance la danseuse dans ces cas-là.

En parlant de débutant(e), je rejoins Mlle Feliciano. Nous avons toutes et tous été débutant(e)s. Dans une soirée, j’aime bien inviter quelques filles débutantes. Il est évident que je ne ferai pas avec elle toutes les figures apprises. Il faut juste se contenter de quelques cross body lead, inside et outside turn et la mettre le plus possible en confiance. Le plus important est que la fille débutante ait eu du plaisir à danser et d’avoir été mise à l’aise par le danseur. Ce moment passé avec le danseur peut être un déclic pour la fille et elle aura envie de continuer à danser et de progresser. La notion de partage est primordiale à mes yeux.

Ce qui doit nous amener à être des supers danseurs pour vous Mesdames, c’est l’humilité. La salsa n’est pas une question d’ego, de compétition ou je ne sais quoi d’autre. C’est une question de partage, d’envie de passer un bon moment avec la danseuse et je rejoins les propos de Mlle Puente. Qu’importe le niveau de la danseuse… ce qu’il faut chercher c’est l’amusement, le plaisir quitte à ne faire que des figures ou des passes simples mais très bien guidées. J’avoue que les propos de Mlle Cruz m’ont interpellé. Cela doit être traumatisant de s’entendre dire par un danseur des choses du genre « t’as encore des progrès à faire »… mais quelle race de danseur c’est ça ?

Pour finir, j’aimerais encore ajouter quelques commentaires :

- beaucoup des filles qui ont répondu ont parlé de l’hygiène. Je conçois que cela peut être désagréable pour vous. Sachez toutefois qu’il y a aussi des femmes qui dégagent des odeurs de dessous de bras assez « virulentes »…

- quand j’invite la danseuse et qu’elle tire la gueule (excusez l’expression) je lui demande directement si ça l’ennuie (le mot est faible) de danser avec moi. Si on peut éviter de perdre trois minutes c’est mieux

- il arrive des fois qu’une fille nous invite à danser. Malheureusement nous devons décliner l’invitation parce qu’on a besoin de se reposer ou on a soif. Une fois de retour sur le dance floor, nous nous devons d’être classe et d’aller danser avec celle qui nous a gentiment invité à danser.

- le guidage n’est pas qu’une affaire du danseur. Cela vient aussi de l’école qu’il fréquente et du prof qui enseigne et de la fille avec qui il danse. .

- j’ai envie de dire aux filles d’assumer leur féminité. Si on ne vous regarde pas tout le temps dans les yeux, c’est parce que la nature a été bienveillante avec vous. Peut-être est-ce une question de culture ou d’environnement ?

- le plus beau remerciement qu’une fille peut faire à un danseur c’est lorsque la salsa se termine et qu’elle te fait un monstre sourire, qu’elle te fait un gros câlin (voire plus si entente J ) et qu’elle te dit qu’elle se réjouit de redanser avec toi !

Alors là, tu te sens le meilleur danseur du monde !

Que viva la salsa !!

Mr Roena

On ne peut pas attendre les mêmes choses d’une débutante et d’une confirmée. Néanmoins, il y a quelques critères communs aux deux catégories qui selon moi sont indispensables à une danse agréable.
Le 1er d’entre eux est un minimum de sens du rythme et la connaissance du pas de base. Je m’avoue être incapable de danser une salsa porto avec quelqu’un qui galère dans le rythme ou dans les pas. Si la cavalière ne « sent » vraiment pas le rythme (ça peut arriver et il y a des chansons difficiles), j’apprécie dans ce cas qu’elle se cale sur mon pas sans chercher à faire de mouvements parasites, bref qu’elle me suive.
J’aime qu’elle soit facile à guider, au moins sur des mouvements de base (cross body, cross externe, tour à droite…). Cela veut dire une certaine souplesse des bras sans tomber dans la mollesse. La porto exige un guidage précis mais jamais en force (c’est pas mon truc). Aussi, si la cavalière est « lourde » à guider, la danse peut vite devenir un calvaire.
J’apprécie un minimum d’interaction, de jeux, de sourire. Il y a dans la salsa porto une dimension « séduction », donc ça pimente un peu les choses, c’est bien.
J’aime sentir qu’elle s’amuse. Ca me plaît.
Je déteste enfin qu’elle cherche à s’échapper. Un défaut que l’on constate chez quelques danseuses avancées, c’est le fait de ne pas écouter le guidage, s’échapper afin de faire ses mouvements de style. Je comprends cette envie de s’exprimer quand on en a la possibilité mais je ne supporte pas de la « perdre » au beau milieu de l’enchaînement simplement parce qu’elle l’a décidé.

D’abord, en réponse à l’article « ce que veulent les femmes », les vêtements de rechange, ça n’est pas réservé qu’aux hommes.

Je vois trois grand « types » de filles dans la salsa : les débutantes apeurées, les superstars méprisantes et les autres.

 Les débutantes apeurées ne vous invitent jamais, ce qui fait qu’elles restent dans ce groupe plus longtemps.  Elles s’excusent avant même d’avoir commencé à danser en vous disant qu’elle est nulle. C’est sur qu’avec une methode d’auto-motivation comme celle là elle risque de progresser très vite. Elles paniquent sachant que des gens pourraient la regarder danser. A elles j’aimerai leur dire qu’il faut apprendre à oublier les gens autour de soi pour pouvoir commencer à apprendre à danser. Il faut arrêter de dire « pardon », « je suis désolée » à chaque faux pas. Vous ne faîtes la plupart du temps pas d’erreur ! C’est votre cavalier qui est en faute, d’autant plus s’il est expérimenté, car si quelque chose ne marche pas c’est soit qu’il a mal guidé, soit qu’il a voulu vous faire quelque chose de trop compliqué. A lui de s’adapter à vous et non l’inverse, donc déstressez, inviter les danseurs, n’ayez pas peur et faites un sourire charmeur au lieu de dire « pardon » ça aura beaucoup plus d’effet !!

* Les superstars méprisantes ne vous invitent aussi jamais, sauf si vous êtes vous aussi une superstar et qu’un cameraman n’est pas très loin pour immortaliser son lady styling « made in youtube ». Elles se déplacent souvent en bande et font une tête étonnée en direction de leur copine si vous osez les inviter. Pendant la danse, pas de sourires, pas de sentiments, mais un condensé de tous les shinesqu’elles connaissent. On a l’impression qu’elle vous donne un cours pendant la danse. Si par mégarde vous sortez du rythme, elle vous foudroie du regard, s’écarte de vous et part dans un shine. Son shine ne sera pas en adéquation avec le votre, qu’elle que soit ce que vous faisez elle fera plus gros, plus fort, plus dur, plus long. Elle décidera évidemment quand le shine se fini… Elles ont aussi (comme vous l’avez dit des hommes) l’habitude de scruter la piste à la recherche d’un danseur superstar qui pourrait « rattraper » le niveau. A la fin de la danse, elles prennent les devant et vous dis en premier merci, ce qui signifie « une suffit !! ». Messieurs fuyez les et de toute façon il y a des passes qu’on ne peut pas faire avec des filles qui ont la grosse tête, car ça coince… Les superstars méprisantes ne méprisent pas que les hommes, elles médisent sur toutes les danseuses; Et empêchent ainsi les débutantes de se lâcher. Les superstars ne prennent pas de cours et quand elles ne savent pas faire un mouvement, elles disent que c’est « pas leur style »…

* J’ai envie de finir sur une bonne humeur : Les « autres » ne sonne pas comme un mot gentil mais ce sont en fait les plus agréables. Les danseuses ce sont celles qui apprécient une danse et qui nous le font sentir avec des sourires sincères. Elles ne nous mettent pas mal à l’aise lorsque l’on sort du rythme. Elles n’exagèrent pas leur façon danser pour vous montrez à quel point vous manquez d’entraînement. Elles écoutent votre guidage, le suivent (même si vous en êtes à votre sixième dilequeno…) et ne vont pas vous descendre auprès de leurs copines après cette danse (mais bon ça c’est pas propre à la danseuse, c’est propre à la femme :-) ).

Mr El Errante 

La danse pour moi doit rester un amusement et quelque chose de simple. Et à  la lecture des différents commentaires j’y vois beaucoup et trop de complications. 

La danse est une passion, à partir du moment où vous y mettez trop de règles vous en perdez sa nature même :la complicité que s’offre un couple le temps d’une danse. Technique, rythmique, connexion, step, shines… que de mots barbares qui ne vont pas avec l’esprit festif de la salsa. Donc plus généralement j’attends à ce que ce petit microcosme de la salsa (non latino) se prennent un peu moins la tête. Après on s’étonne du stéréotype des danseurs de porto très frimeurs, trop froid, hautain etc.  

Faut « travailler » ? cela ne vous suffit pas de travailler toute la journée ? 

Expression corporelle… je me vois bien dire à mes potes waouh cette fille quelle expression corporelle elle a !!! 

J’attends de ma cavalière de s’amuser en dansant autant que moi. Règle n°1 une fille ne doit jamais s’excuser si elle n’a pas compris le guidage, si elle s’est emmêlée les pieds ou autres. Et si j’entre dans le jeu des perfectionnistes, si la cavalière s’excuse, et bien cela n’est pas de sa faute mais de la nôtre messieurs, on ne guide pas bien et pas dans le bon timing.  

Le sourire en effet c’est tellement mieux, et cela va avec l’amusement. 

La musique oui l’écouter avec son cœur, sa personnalité. Pas besoin d’avoir fait 20 ans de musique, ce qui compte c’est de s’éclater sur la musique et d’exprimer ce que l’on en ressent. Se laisser aller à ses sensations. Le feeling oui çà c’est un mot technique que j’aime. 

A force de tout vouloir codifier, d’entrer dans un moule, on perd ce pourquoi vous en êtes venus à danser : devinez ? S’amuser, sortir entre amis… Restez vous-même mesdemoiselles ! 

Regardons nous en soirée… qu’est ce que l’on est sérieux… qu’est ce que l’on tire la gueule… moi le premier d’ailleurs. Alors qu’il devrait y avoir autant de style que de personnalité.  

Des couples qui sont complices oui et je les vois uniquement quand ils rigolent ensemble, quand ils galèrent aussi, on est deux dans le même bateau.  

La danse est un moment à deux, où l’on se coupe du monde. Donc n’est pas danseurs ou danseuses, ceux ou celles qui regardent autour d’eux genre est-ce que l’on me regarde ? Genre avec qui je vais danser après ? 

Les jalousies entre filles, personne n’a abordé cette question ? Oups sujet tabou ou hors sujet… Merci de laisser vos histoires personnelles au placard une fois la danse démarrée.  

En résumé : amusement, simplicité et naturel

 


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